Re.Painting - hors les murs
Exposition collective avec Luc Bouzat, Thomas Kohl, David Leapman, Stefan Sehler, Isabelle Viallat et Alun Williams.
Commissariat : François Bazzoli et Alun Williams
19-23 décembre 1997, puis 5-17 janvier 1998
La Vigie - Art Contemporain, 32 rue Clérisseau, 30000 Nîmes
Re.Painting a l’intention de réunir le travail de peintres français, allemands et britanniques qui ont cherché surtout à éviter la vague du “Néo” dans un désir de laisser parler la peinture. Ces peintres ne constituent pas un groupe, et leur peinture traite de questionnements divers. Tout en restant toujours innovateur, ce travail n’est jamais figuratif en tant que tel, mais on ne peut pas, non plus, dire avec assurance qu’il est abstrait.
Dans la période actuelle de la domination du “Néo” et du “Pseudo”, travail de la quasi-totalité des jeunes artistes se trouvant poussé sous le regard du public, aurait pu être réalisé à un moment ou l’autre de ces trente dernières années.
Il serait particulièrement difficile d’en dire autant au sujet des peintres qui participeront à Re.Painting.
Parmi les leaders de la pensée sur la peinture de ce siècle, Picasso, Duchamp et Greenberg (malgré leurs énormes différences), ont tous indiqué un chemin pour l’avenir de la peinture qui demeure étrangement similaire.
Pour eux, la réinvention de la peinture par l’innovation dans son langage, sans refuser la possibilité de repères figuratifs, serait essentielle. Les peintres de Re. Painting ont su faire une tentative dans ce sens. Dans leur travail, le repère figuratif peut se manifester différemment par des résidus ou des fragments de représentation, ou encore par l’évocation de certains aspects de la réalité visuelle à travers l’emploi innovateur de la peinture et de matériaux différents.
Dans chaque cas, le fonctionnement de ces éléments et de la peinture elle-même, constitue une mise en valeur de la peinture comme une substance qui s’exprime, comme une entité à la fois profondément liée, et indépendante de toute image qu’elle a pu construire, et qu’elle est ainsi capable de transcender.
Texte issu du catalogue de l’exposition, 1996